#MaddyTips : 4 conseils pour bien se lancer au Royaume-Uni (malgré le Brexit)

Les entrepreneurs français voulant se lancer outre-Manche sont nombreux. C’est pourquoi GoCardless a publié un guide pour les aider à poser le premier pas sur le sol britannique.

Brexit or not Brexit, là n’est pas la question. Malgré les incertitudes liées à sa sortie de l’Union européenne, le Royaume-Uni reste un des pays les plus attractifs au monde pour les startups. Et les jeunes pousses françaises ne s’y trompent pas : nombreuses sont celles à vouloir s’y lancer. Mais la proximité géographique du pays ne doit pas faire oublier certaines spécificités qui peuvent transformer l’implantation d’une entreprise en véritable casse-tête. GoCardless a tiré de son expérience outre-Manche un guide pratique à destination des startups françaises pour les aider à passer ce cap ô combien important du premier pied en territoire britannique.

Adapter sa stratégie de développement

Résolument tourné vers les États-Unis et historiquement lié à l’Asie, le marché britannique constitue la porte d’entrée idéale pour les startups qui nourriraient des ambitions vers ces deux autres destinations. Les investisseurs sont particulièrement attentifs aux entrepreneurs qui ont pris en compte cette donnée dans leur plan de développement. Au contraire, ils rechignent à financer des entreprises dont la seule ambition – tout du moins affichée – est de conquérir le continent européen. Il est donc nécessaire d’adapter au moins son pitch et, encore mieux, sa stratégie de développement avant de s’implanter au Royaume-Uni et de courtiser les investisseurs locaux.

Déposer sa marque

C’est probablement l’un des domaines qui sera le plus affecté par la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Si le Brexit ne devrait pas changer grand-chose en matière de brevets (les brevets européens seront toujours valables au Royaume-Uni et inversement), en revanche, l’incertitude plane encore sur le dépôt des marques. “Les marques européennes (EUTMs) ne couvriront plus le Royaume-Uni après le Brexit : à la différence du brevet unifié, leur effet est restreint aux territoires des États membres“, souligne GoCardless, qui précise néanmoins que le gouvernement britannique devrait prendre des dispositions pour rétablir une forme de protection… sans plus de précisions pour l’instant.

Londres 2

Autant prendre les devants et déposer sa marque au Royaume-Uni avant d’y lancer son produit ou service. N’importe qui peut en faire la demande mais attention à certaines contraintes : impossible d’enregistrer par exemple une marque géographique ou à connotation géographique. En outre, il est nécessaire d’effectuer une recherche d’antériorité pour la marque que l’on souhaite déposer car elle sera automatiquement refusée si elle porte préjudice aux droits antérieurs de tiers (anciens propriétaires) ou de personnes du même nom dans le cas d’un nom de famille. 

Recourir aux bons interlocuteurs pour recruter

A l’instar de son homologue américain, le marché britannique est très compétitif en matière de recrutement de talents. Les cabinets de recrutement et chasseurs de tête n’hésitent pas à débaucher les meilleurs avec des offres salariales agressives. Les startups interrogées par GoCardless ont cependant eu recours à deux stratégies diamétralement opposées mais qui peuvent se révéler complémentaires.

Pour des profils experts ou seniors, elles ont cédé aux sirènes des cabinets de recrutement qui connaissent le marché sur le bout des doigts (ce qui n’est pas forcément le cas d’un entrepreneur qui vient tout juste de poser le pied dans le pays). C’est également un moyen de gagner du temps pour le recrutement des premiers salariés locaux. Mais leurs honoraires sont élevés et c’est donc un coût à prendre en compte dans le budget alloué à l’implantation au Royaume-Uni. A contrario, pour des profils juniors, certaines ont fait le choix de recruter en direct, en postant simplement des annonces sur les sites d’emploi les plus consultés par les étudiants. Grâce aux économies réalisées sur les honoraires des cabinets de recrutement, ils ont pu augmenter légèrement les salaires proposés et cibler ainsi des diplômés très qualifiés.

Bien comprendre la culture

Il est nécessaire de bien avoir en tête certaines particularités de la culture britannique avant de commettre des impairs en affaires. D’abord, les Britanniques sont très fiers de leurs origines : avec 12,5% de la population née à l’étranger, le Royaume-Uni accorde une place toute particulière au respect de la diversité. La plupart des habitants se définiront plutôt comme Ecossais, Gallois ou Anglais plutôt que Britanniques, par exemple. Attention donc à ne pas froisser les sensibilités en confondant l’Angleterre avec la Grande-Bretagne… Ces différences constituent également un marqueur social important, peu évident pour qui n’y est pas habitué. “Entre eux, les Britanniques connaissent les origines socio-économiques de leurs voisins grâce à leurs accents, leur style vestimentaire etc.

Londres 3

Dans le milieu professionnel, avoir un certain sens de la diplomatie et savoir manier l’humour finesse sont des qualités appréciées. Donner des ordres est mal vu, une suggestion est ainsi préférable. Et les discussions autour de certains sujets sensibles, comme l’immigration ou la famille royale, doivent être réservées à la sphère personnelle pour ne pas indisposer ses collègues… ou risquer le faux-pas.

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